On t'a appris qu'être gentille, c'était bien. Rendre service, arranger les choses, ne pas faire de vagues. Et c'est vrai : la gentillesse est une qualité magnifique. Sauf quand elle se retourne contre toi. Quand chaque « oui » aux autres devient un « non » à toi-même.
Comment savoir si ta gentillesse est en train de te consumer ? Trois signes ne trompent pas.
1.Ton « oui » sort avant même que tu réfléchisses
Quelqu'un te demande un service, et ta bouche répond « oui, bien sûr » pendant que ton cerveau hurle « non ». Ce n'est pas un choix, c'est un réflexe. Et un réflexe, ça s'apprend… donc ça se désapprend.
2.Tu culpabilises de te reposer
Un après-midi pour toi, sans rien faire pour personne ? Impossible de l'apprécier. Tu as l'impression de voler du temps, d'être égoïste, de laisser tomber quelqu'un. Ta valeur est devenue proportionnelle à ton utilité.
« Tu peux être gentille ET dire non. Ce n'est pas un choix entre les deux. »
3.Tu accumules une colère silencieuse
Tu dis oui, tu souris… et tu rumines. Contre l'autre, qui « exagère ». Contre toi, qui n'as « encore » rien dit. Cette colère qui ne sort jamais, elle ne disparaît pas : elle se transforme en fatigue, en tensions, en ressentiment. C'est le prix caché de la gentillesse sans limites.
La bonne nouvelle
Poser des limites ne fera pas de toi une mauvaise personne. Ça fera de toi une personne fiable : quand tu dis oui, c'est un vrai oui. Et les relations qui comptent vraiment ne se briseront pas parce que tu as dit non une fois. Celles qui se brisent… te coûtaient peut-être plus qu'elles ne t'apportaient.
Ton premier pas : la phrase magique
La prochaine fois qu'on te demande quelque chose, ne réponds pas tout de suite. Dis simplement : « Je te redis ça. ». Ces quatre mots t'offrent le temps de te demander si tu as vraiment envie, et l'espace pour répondre en accord avec toi.
Ta gentillesse te coûte-t-elle trop cher ?
Fais le test en 3 minutes, de « gentillesse saine » à « gentillesse en danger ».
Avec toutes mes parfaites imperfections,
Sophie